Echos d’Afrique

[ Percussions ] nom désignant l’ensemble des instruments de musique à percussion, c’est-à-dire dont l’émission sonore résulte de la frappe ou du grattage d’une membrane ou d’un matériau résonant.
[ Baba ] en Afrique, nom désignant l’aïeul, le sage, le grand-père. Surnom de Babatunde Olatunji (ci-dessus en photo), maître nigérian des percussions qui fit connaître les percussions africaines traditionnelles aux Etats-Unis.
[ Répercussions ] fait d’être renvoyé ou répercuté. Effet indirect ou effet de retour.
Echos d’afrique
Echos d’afrique est un temoignage de Percubaba à la musique et à l’histoire africaine. A travers les siècle, la musique et l’histoire du peuple noir résonnent jusqu’à nous, jusqu’au groupe Percubaba qui tire en ses influences. A l’heure où l’on parle des biens faits de la colonisation, le groupe souhaite aussi rendre hommage à un réalisateur breton, originaire du même coin que les musiciens du groupe, René Vautier, et qui a su dès la première heure dénoncer l’horreur de la colonisation. Parce que l’Etat ne souhaite pas que cela s’apprenne dans les livres d’histoire, nous proposons de regarder “Afrique 50″, un court métrage déjà ancien, mais au combien explicite de René Vautier.Un court métrage de 17 minutes pour ne pas oublier et comprendre l’écho de l’histoire africaine répercutée jusquà nos jours. Et cela, sans même parler du néo-colionalisme actuellement pratiqué par la France ; de la corruption des gouvernements à la guerre, ou même le génocide, tout est bon pour piller les ressources de l’Afrique…Afrique 50 - René Vautier envoyé par zembla38
Paroles d’Echos d’Afrique de Bidou bada/Percubaba
Sous le soleil du Sénégal, des enfants crient ton nom -Au nez du monde à qui c’est bien égal, qu’ils dussent vivrent sans un rond.Survivre est leur seule raison d’être depuis la colonisation -Car même pour ceux qui ont du travail, le salaire suggère la dérision.Car si la sueur coule sur leurs fronts, dans leurs poches, ils n’ont pas de francs,Pourtant les tirailleurs firent front pour défendre le royaume des francs.Mais la colonisation leurs a fait trop de tort et depuis longtemps, ils en payent les frais,Quand conjurera-t-on le sort et refermera-t-on ces plaies ?Comme tatouées au fer rouge dans les mémoires_Marquées d’une pierre blanche dans les pages de l’histoire_On ne l’effacera pas comme la craie blanche, d’un coup d’éponge sur un tableau noir_D’ici, j’entends l’écho des rires jaunes sous les coups de cagnard.
Afrique aux longs murs de silence ///Depuis longtemps déjà où l’homme est entré dans la danse_Afrique, subit toute la démence de la machine à fric !!
Sous le soleil du Sénégal, des enfants crient ton nom ~Au nez du monde à qui c’est bien égal, qu’ils dussent vivre sans un rond.Mais dîtes-moi où, achète-t-on des cahiers ?Quand on n’a déjà pas le sou pour remplir son panier.Mais s’ils veulent un visa, j’espère que tu vises ça_Chez eux, il n’est pas aussi facile d’en avoir un que chez toi.Si on étend l’étude au reste de l’Afrique_Combien de pays à la servitude de cette situation critique ?
On ne donne pas aux gens les moyens de s’en sortir_Dans trop de familles, les enfants ne savent pas lire, ni écrire.On laisse la situation, aller de pire en pire,Au sein de ces nations, sur lesquelles on a battit nos empires.
Afrique aux longs murs de silence ///Depuis longtemps déjà où l’homme est entré dans la danse_Afrique, subit toute la démence de la machine à fric !!












