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AntistatiQ : 3ème album de Percubaba
Toujours libre et en
autoproduction après 10 ans d’existence, Percubaba persiste et signe son
troisième album : AntistatiQ.

Fin 2004, le groupe
s’était échappé de la fièvre des tournées pour laisser place à l’introspection
musicale.
Les 12 musiciens de
Percubaba arrivent aujourd’hui avec AntistatiQ,
un nouvel équilibre instable, brut et multi-influencé de rock, roots, reggae,
hip-hop électronisés, jungleïsés et
dubwisés.
Le métissage sonore
de cet album reflète plus que jamais la diversité des membres du groupe. Percubaba
complète ainsi sa discographie avec un nouvel opus plus abouti et un massive de
nouveaux sons et de guests dans le sillon…
Dès le premier titre,
on retrouve intact l’énergie du groupe avec Oubabaou, un hybride de surf musique accompagné d’un toast
ragga survitaminé :
«… Tout le monde danse la Percubaba’ dance, Dans ce cas,
le ska se danse deux pas en cadence, 1/2/3 - ça commence sur la piste fait
connaissance… »
Tout y est : un
thème de cuivre fédérateur, une tchatche boostée et une rythmique
galopante : Percubaba n’a pas perdu le feu qui a incendié leurs concerts !
Sur la route, dans
les camions, deux riddims revenaient souvent dans le poste : la musique
jamaïcaine et l’afro beat de Fela Kuti.
AntistaQ révèle à nouveau ces influences avec Beat sanguinaire où Vidda
chante la quête chimérique du bonheur, ou encore Echos d’Afrique, témoignage de Bidou sur la colonisation à son
retour du Sénégal.
Dans AntistatiQ, on capte aussi les signes du temps. La télé_commande est une dédicace de
Gaston bien balancée à la médiocrité intellectuelle de la télé-réalité. Gorazde
nous livre l’état d’âme du groupe après concerts dans cette ville des Balkans
où la guerre a éclaté.
En 2005, les membres du groupe ont perdu leur statut d’intermittents.
Certains sombrent dans une délicieuse précarité tandis que d’autres s’essayent
au marché du travail !
De ces expériences émergent des titres comme Pâtes O’beurre, un hymne groove rock, et Responsable sanitaire, une chanson française à la Dutronc, dans laquelle
Gaston raconte ces périples en tant que responsable sanitaire.
Anomalie I & II évoquent, sur une instrumentation improbable, les prémices de la
folie et des ruminations intérieures face aux méandres quotidiens d’une société
en crise.
G8 est sans conteste un des hymnes de cet album ! C’est Guizmo (Tryo)
qui vient poser sa voix revendicative sur ce thème de Percubaba : un ska
tendance hargneuse avec une rythmique qui avance et des revendications qui déferlent.
Les cuivres rassemblent la foule et soude le cortège des
manifestations qui ont ébranlées l’Hexagone au début de l’année et de celles
qui ont lieu du G8.
Elément célèbre l’arrivée des machines dans le groupe sur un mix
reggae-jungle avec les chants des MCs sur un ping pong lyrics - de même que Bizness du mensonge dans une version
hip hop.
La dimension rock du groupe est également bien présente dans ce
nouvel album, avec des titres comme Hypocrisie
et Pas D’talent. Attention, c’est du
lourd !
AntistatiQ est à l’image de cet album et des personnalités du groupe. D’un
morceau à l’autre, d’un style à un autre, d’une rythmique à l’autre, d’un
chanteur à un autre, d’une humeur à une autre… un titre résolument AntistatiQ !
Et encore bien d’autres TracxXx à découvrir !
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